Virginie Roux Cassé

“C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je suis.”

Toujours au bord des abysses.

Jeter quelques grammes de pigments sur la toile, ajouter un peu d’huile.

Tracer des structures en ombres et en lumières.

Créer des rythmes et des ruptures.

Découvrir les surprises nées des couleurs et du geste déployé.

Observer sans à priori.

Déceler dans cette danse mouvante, ce mouvement abstrait, des pareïdolies..

Développer comme on le ferait d’une photo ou d’un thème musical ou philosophique.

Voir apparaître les projections de notre inconscient.

Se réjouir de cette mise au jour qu’on ignorait nous passionner.

Réaliser qu’elle est archétypale…

Portrait d’Artiste

Toujours au bord des abysses.

Jeter quelques grammes de pigments sur la toile, ajouter un peu d’huile.

Tracer des structures en ombres et en lumières.

Créer des rythmes et des ruptures.

Découvrir les surprises nées des couleurs et du geste déployé.

Observer sans à priori.

Déceler dans cette danse mouvante, ce mouvement abstrait, des pareïdolies..

Développer comme on le ferait d’une photo ou d’un thème musical ou philosophique.

Voir apparaître les projections de notre inconscient.

Se réjouir de cette mise au jour qu’on ignorait nous passionner.

Réaliser qu’elle est archétypale…

 


« Cette phrase de Pierre Soulages résume bien le fonctionnement de mon travail, qui est peut être celui de tous les artistes. Ce serait d’ailleurs plutôt: C’est ce que je trouve qui m’apprend ce que je cherchais . La jubilation en faisant, un plaisir de découverte, le sentiment d’être juste, nous indiquent quand on est au bon endroit. C’est cette jubilation en faisant, que ressentira celui qui regardera. 

Pour peindre, il faut vouloir et accueillir, choisir une voie et s’égarer en chemin. Décider d’un modus opérandi afin de créer les conditions nécessaires pour permettre au hasard d’advenir, et rendre possible les surprises. Les contempler, en développer certaines, en transformer d’autres en éliminer d’aucunes.

La création est une quête infinie, qui se nourrit d’elle même, chaque montagne gravie, découvre un paysage immense, de nouveaux espaces à découvrir, de nouveaux cols à franchir. Quelle direction choisir ? Chaque création fait naître les germes d’une autre.

Lorsque je peins, au fur et à mesure, ma recherche se déplace. A peine arrivée dans un domaine, dans une forme, dans un genre , que déjà à l’intérieur de celui ci, apparait une nouvelle piste, une nouvelle branche qui m’emporte ailleurs, encore et encore et sans perdre de vue ma recherche première, toute une arborescence nouvelle se dessine qui me ravit et qui m’appelle…

Mon avancée est une spirale ascendante qui repasse régulièrement par les mêmes cases, les mêmes sujets, les mêmes questions mais à chaque fois plus riche des découvertes faites ailleurs chargées de nouvelles réponses et de nouvelles questions.. » 

Portrait d’Artiste
 

 

Après une formation artistique à Penninghen, puis une spécialisation comme réalisatrice aux Arts Décoratifs, j’ai travaillé dans la production de films et la publicité.

Mon besoin de matières et de couleurs m’a replongée bientôt dans la création pour les arts de la table. Cet univers m’a enchanté mais pas totalement comblé, l’imagination et le hasard n’y avaient pas assez de place.

Je suis donc retournée à mes premières amours, la peinture et ses techniques infinies, matériaux variés et terriblement sensuels, comme autant d’ingrédients culinaires, aux assemblages subtils, chacun engendrant une écriture particulière et invitant à un nouveau voyage, une exploration du fond de l’âme d’où je tente de remonter des coraux ciselés, des coquillages irisés et des ancres rouillées, quelques merveilles englouties.

Aujourd’hui je travaille la peinture et la sculpture, et également la psychophanie, une technique thérapeutique qui donne accès à l’inconscient, le donne à lire et à entendre.